03 juin 2008
Grace is gone (***)
film de James C.Strouse (2007)
avec John Cusack, Alessandro Nivola, Gracie Bednarczyk, Shelan O'Keefe...
Stanley Philips est marié à Grace, soldat envoyée au front en Irak. Ils ont deux filles adorables et, comme leur père, elles attendent le retour de leur maman avec impatience. Le jour où deux officiels sonnent à la porte pour lui annoncer qu'elle ne reviendra pas, il s'effondre et se sent incapable de l'annoncer à ses filles. Afin de repousser l'échéance, il décide de les emmener dans un parc d'attractions en Floride. Mais il faudra à un moment ou à un autre faire face à la réalité...
Sûrement un des films des plus poignants sur le thème anti-bush, anti-guerre en Irak, avec le film 'Dans la vallée d'Elah'. Sur ce mêmpe thème, il y a eu aussi 'Rendition' et 'Le Royaume'. Grace is gone est un film touchant qui repose surtout sur les prestations des trois acteurs, John Cusack et les deux filles, innocentes et attachantes. Quelques longueurs par-ci par-là, le réalisateur, qui signe ici son premier long-métrage, ne s'enlise pas non plus dans un message en grosses lettres contre le gouvernement. Il parle surtout de l'engagement des soldats en Irak, le pourquoi et les conséquences, dramatiques pour cette histoire. A noter que la très belle bande son est signée Kyle Eastwood, fils de Clint qui a aussi donné un coup de main à la bande originale.
28 mai 2008
Crazy/Beautiful (***)
film de John Stockwell (2001)
avec Kirsten Dunst, Jay Hernandez, Miguel Castro, Lucinda Jenney...
She's crazy, he's beautiful. Elle, c'est Nicole, sa mère a mis fin à ses jours quand elle avait douze ans. A 17 ans, elle souffre d'angoisses et son comportement est de plus en plus instable, alcool, drogues. Elle est aussi la fille d'un député, et fréquents un des lycées les plus huppés de Pacific Palisades. Carlos est quant à lui n'a pas un sou, mais il est l'élève le plus studieux et le plus doué de l'école et a un trajet d'1h30 pour venir dans ce lycée très prisé. Son principal but est de décrocher son diplôme avec la meilleure note afin d'entrer dans l'école navale et devenir pilote. Et le jour où ils se rencontrent, c'est comme fusionnel et évident, et tombent amoureux.
La famille de Carlos voit d'un mauvais oeil leur relation, son côté déluré et un peu foufou pourrait compromettre son avenir. Et la famille de Nicole le met en garde car elle est instable. Mais ils ont peut-être besoin d'être tous les deux ensemble pour affronter l'avenir...
Un très joli film, je ne m'attendais vraiment pas à ça. Comme d'autres teen movies, on pourrait s'attendre à une mièvrerie, il n'en est rien. L'histoire sonne juste, les acteurs sont magnifiques et très convaincants (premier grand rôle au cinéma pour le mmmmh Jay Hernandez), bref je suis enchantée, vous l'aurez compris. Et les amateurs du genre devraient aimer aussi. La bande son est également sympathique, à suivre une petite bande annonce, la musique utilisée n'est pas représentative du film, dommage.
The Jane Austen book club (***)
avec Maria Bello, Kathy Baker, Marc Blucas, Emily Blunt, Amy Brenneman, Hugh Dancy, Maggie Grace, Jimmy Smits, Kevin Zegers, Lynn Redgrave...
Afin de réconforter une amie en deuil de son chien, Bernadette va créer un club de lecture autour de son écrivain favorite : Jane Austen. Six personnes, dont cinq femmes et un homme totalement novice sur l'écrivain anglais, vont choisir chacun un roman de Jane et se retrouver une fois par mois pour débattre sur les différentes ouvrages.
Forcément, les histoires de vie de chacun vont s'incruster au milieu des discutions des livres, et c'est ce qui fait rend le film vraiment attrayant. Les personnages sont très attachants et pourtant le film ne dure qu'1h45. Dès les premières minutes, on sent un attachement réel des uns envers les autres et j'ai d'emblée été enchantée. La littérature est le principal sujet du film, les non-connaisseurs de Jane risquent de ne pas tout suivre... mais ça parle aussi d'ouverture d'esprit, d'amitiés, de réconfort, d'amour -bé oui c'est Jane Austen que serait Jane sans amour?- et ne manque pas d'humour, je ne pouvais vraiment pas passer à côté de ce film... Cependant, il n'a pas été programmé dans les cinés de France -et ne le sera sûrement pas-, mais il est disponible en dvd.
A suivre un extrait du film, une de mes scènes préférées où Grigg, le seul homme du club, arrive tout essoufflé -et en combi de vélo waouh!- et dépose sur la table un pavé regroupant les 6 ouvrages de Jane Austen, pensant que les romans se suivaient, heum...
ps : merci à Emjy de m'avoir fait découvrir ce film !
27 mai 2008
Darling (***)
film de Christine Carrière (2007)
avec Marina Foïs, Guillaume Canet...
Darling est un film choc que je ne risque pas d'oublier de si tôt. Darling est naïve, insolente, obstinée aussi et qui donne l'impression de toujours prendre les mauvaises décisions. On aurait aimé pour elle qu'elle ne choisisse pas le premier mec rencontré pour se marier dont le principal but était de quitter ses parents. Petite, elle croit avoir connu le pire, les insultes et les coups, il n'en est rien, elle va rencontrer l'enfer...
Les images sont filmées tout en pudeur, ne montrant jamais les scènes en question, mais notre imagination fait tout le reste et c'est tout aussi choquant, voire pire. Il est même impossible de pleurer devant ces images tellement elles sont cruelles. Mon premier sentiment est un immense respect envers cette femme qui garde toute sa dignité et son courage. Elle dira d'ailleurs au juge "faites-moi belle dans vos mots pour le rapport que vous allez écrire, je veux rester belle". Ces vies existent autour de nous et cela m'horrifie de voir qu'elles continuent d'exister...
Le film est donc une histoire vraie et inspiré du roman éponyme de Jean Teulé. Darling tente aujourd'hui de se reconstruire comme elle peut, sans ses enfants dont elle a perdu la garde. Marina Moïs interprète magistralement le rôle de Darling, tout comme Guillaume Canet dans un registre où il apparaît vraiment terrifiant ! à suivre deux minutes d'interviews des deux acteurs avec des images du film :
17 mai 2008
Nuits blanches à Seattle (***)
avec Tom Hanks, Meg Ryan, Bill Pullman, Ross Malinger, Rosie O'Donnell, Victor Garber, Rita Wilson...
Depuis qu’il a perdu sa femme, Sam n’a plus comme raison de vivre que son jeune fils Jonah. Annie vit à Baltimore où sa carrière de journaliste et son prochain mariage l’occupent à plein temps. Ils n’ont en principe aucune raison de se rencontrer encore moins de s’aimer - mais le destin et ses secrets font parfois bien des miracles.
je n'avais pas revu ce film depuis longtemps, et pourtant il est à voir et à revoir, surtout pour tous les amoureux des comédies romantiques. La réalisatrice signe un film sincère, drôle et émouvant. Meg Ryan et Tom Hanks sont parfaits, leur duo fonctionne très bien même s'ils ne se voient pas du film... Une bande son qui fait beaucoup pensé aux vieux films des années 60, j'adore ! Et d'ailleurs la scène de la rencontre est une référence du film 'An Affair to Remember' (1957) avec Gary Grant et Deborah Kerr. L'amie de Sam raconte d'ailleurs cette scène où elle finit par se mettre en larmes par l'histoire du film qu'elle raconte... à suivre l'extrait en question.
06 mai 2008
Sweet home Alabama (***)
film de Andy Tennant (2002)
avec Reese Witherspoon, Josh Lucas, Patrick Dempsey, Dakota Fanning, Candice Bergen, Jean Smart, Fred Ward...
Melanie Carmichael a tout pour être heureuse et fait même des jalouses. Elle est une créatrice de mode à succès, vient tout juste d'accepter la demande en mariage de Andrew, fils du maire de la Ville de New York, rien que ça ! Mais voilà Mel cache pas mal de secrets, et surtout le fait qu'elle doit retourner dans sa ville natale en Alabama toute seule pour régler des affaires personnelles comme... le divorce de son premier mari!
Un feel-good movie comme je les aime. Une comédie sentimentale avec une craquante Reese et un pré-Dr Shepherd assez effacé dans le film. Le film est doté de pas mal d'humour et l'histoire du passé plein de secrets du personnage principal est touchante. J'aime bien aussi l'idée que même en changeant de vie (déménagement à New York city sans revenir en sept ans dans sa ville natale), on est toujours attaché à ses origines, ses amis d'enfance et sa famille tout simplement! A noter le titre du film est aussi une chanson du groupe de rock sudiste Lynyrd Skynyrd 'Sweet home Alabama' (1974). Incompréhension encore du côté du titre français 'Fashion victime', 'Sweet home Alabama' est quand même plus logique avec l'histoire du film. En tout cas avec ce film on ressort forcément avec le sourire !
26 avril 2008
Paranoid park (***)
film de Gus Van Sant (2007)
avec Gabe Nevins, Jake Miller, Daniel Liu, Taylor Momsen...
Portland, de nos jours. Alex, jeune skateur de 17 ans, est rongé par la culpabilité après le meurtre accidentel d'un agent de sécurité. Gus Van Sant ne réalise pas ici son meilleur long-métrage mais fait partie des films à voir. On reconnaît dans les images la signature de Gus Van Sant, avec l'alternance des caméras 35 mm et en Super 8 (récemment j'ai revu Drugstore cowboy où il a utilisé ce même procédé). Une bande son toujours aussi soignée et accrocheuse, de la musique classique au rock métalleux (j'ai bien aimé la transition correspondant aux scènes avant et après l'accident, très choquant d'ailleurs).
Gus Van Sant excelle vraiment dans la mise en scène des adolescents, on retrouve d'ailleurs l'ambiance lycéenne de jeunes à capuche similaire dans le film Elephant, sorti 4 ans auparavant. On ressent réellement le poids de la culpabilité du jeune Alex, plein de désarroi et de remords, son visage aux grands yeux tristes traduit un réel mal-être. Un film visuellement et musicalement maitrisé de la part de Gus Van Sant, qui aurait pu être encore plus travaillé dans le fond. Pour info, le scénario est inspiré du roman éponyme de Blake Nelson, auteur d'une dizaine de romans.
18 avril 2008
Whatever Lola wants (***)
avec Laura Ramsey, Nadim Sawalha, Assaad Bouab, Hend Sabri, Milia Ayache, Adam Sietz, Ahmed Boulane, Carmen Lebbos...
Lola, 25 ans, jeune danseuse New-Yorkaise, court de castings en castings et joint les deux bouts en travaillant en tant que factrice. Elle rencontre un jour un bel Egyptien dont elle tombe évidemment amoureuse. Elle ne souhaite pas pour s'engager, 'pas de vie de famille avant 35 ans', eumh, son état d'esprit me plait bien, vivre sa passion jusqu'au bout... Après trois semaines de belle idylle, il la quitte et retourne au pays. Sans réfléchir, elle le rejoint pour lui avouer son amour, deuxième rateau de la part du jeune homme. Elle décide alors de profiter pleinement son séjour en Egypte et apprend la danse orientale.
Troisième film du Marocain Nabil Ayouch, 'Whatever Lola wants' est un film sur la danse et un hommage aux femmes. J'ai surtout aimé la relation d'amitié entre la jeune américaine et la danseuse égyptienne Ismahan, interprétée par la magnifique actrice Carmen Lebbos. Le film met en évidence les différences culturelles, orientale et occidentale. La jeune Américaine, assez naïve mais toujours positive, ne se rend pas compte des coutumes locales, Ismahan ayant été déshonorée et rejetée parce qu'elle a eu une aventure des années auparavant, un sacrilège en Egypte. L'égalité homme/femme n'existant pas vraiment, elle vit recluse dans sa maison, en ayant abandonné la danse... Une scène qui m'a beaucoup touchée, quand Ismahan montre quelques pas à Lola et qu'elle se remet à danser, leur folie passagère nous donne forcément le sourire. Laura Ramsey qui joue le rôle de Lola, est une actrice vive et attachante, déjà vue dans 'She's the man' et aperçu dans 'Les seigneurs de Dogtown'. Petit bémol, j'ai trouvé la fin du film trop cliché. Je pense que l'histoire n'avait pas besoin de nous montrer que Lola devient 'the big star' en Egypte, les scènes de danse du mariage me suffisaient. D'ailleurs pour les scènes de danse, je les ai trouvé très réussies, surtout pour une actrice qui n'était pas danseuse à la base. Un film pour les filles, sûrement mais pas seulement -mon chéri a apprécié aussi- la danse et le côté comédie romantique ne sont pas les seuls points du film, le film mêle aisément les émotions liées à la danse, la féminité et les différences culturelles, et en plus ne manque pas d'humour. Pour plus de détails sur le film, voici le lien dailymotion du blog junket organisé par Pathé avec le réalisateur Nabil Ayouch et la chorégraphe Melinda Gillet.
Et merci encore à Laurent de Ogilvy.
16 avril 2008
Quand Harry rencontre Sally (***)
avec Meg Ryan, Billy Crystal, Carrie Fisher, Bruno Kirby...
Sally et Harry viennent tout juste de terminer leurs études à Chicago et doivent se rendre à New York pour commencer dans la vie active. Ils font alors le voyage ensemble et en 18 heures de trajet, les sujets de conversation peuvent être nombreux, les langues se délient rapidement, bref ils se détestent... Les années passent et bien sûr le destin fait qu'ils se rencontrer à nouveau et se redécouvrir.
Un film culte que je n'avais pas vu depuis longtemps. Le film ne vieillit pas, tout simplement parce que le sujet du film est toujours d'actualité, les relations amoureuses, ses joies et ses tracas et la possible -ou impossible?- amitié entre un homme et une femme. Pendant le film, les scènes sont entrecoupées par des témoignages de couples unis pour la vie, où ils racontent leur rencontre, les séparations et les retrouvailles. Billy Crystal et Meg Ryan ont connu un fort succès après ce film, bon Meg Ryan n'a pas eu ensuite la filmographie escomptée... Le film fait souvent office de référence dans d'autres comédies romantiques, un autre film présenté dans celui-ci que je dois voir absolument : Casablanca ! Autre chose, une scène mythique : quand Sally simule l'orgasme dans le restaurant, une client demande alors au serveur 'Je veux la même chose qu'elle!'.
Drugstore cowboy (***)
film de Gus Van Sant (1990)
avec Matt Dillon, Kelly Lynch, James Remar, James LeGros, Heather Graham, Grace Zabriskie...
Oregon, début des années 70, Bob est à la tête d'une petite bande spécialisée dans les cambriolages de pharmacies. Leur vie est menée par ces vols et ensuite la prise des drogues. L'inspecteur Gentry les traque sans jamais pouvoir les avoir en flagrant délit. Devenant de plus en plus risqué de rester sur la même ville, ils prennent le large après avoir fait des 'provisions' pour plusieurs semaines. Bob et Dianne sont mariés, drogués et superstitieux, ne pas poser un chapeau sur un lit ou encore avoir un animal domestique tel un chien... La plus jeune de la bande va un jour braver ces superstitions et plus rien ne sera jamais comme avant.
Deuxième film après 'Mala noche', Drugstore cowboy est sorti en 1989 avec les tous jeunes acteurs Matt Dillon, brillant dans ce film -déjà vu à l'époque dans Outsiders ou encore Rusty James de Coppola- Kelly Lynch qui débutait tout juste au cinéma et Heather Graham qui a pas mal changé depuis. Gus Van Sant a beaucoup travaillé sur les jeunes adultes paumés avec les films récents Paranoid Park, Elephant, Will Hunting, ou moins récent avec My own private Idaho, en présentant ici le monde de la drogue, seule raison de vivre pour ces jeunes dont les conséquences iront jusqu'à une fin certaine, overdose, marginalité ou autre. C'est son second film et on remarque déjà la maitrise et le savoir-faire du réalisateur, avec une superbe photo, des plans stylés et une direction d'acteurs augurant une filmographie à venir des plus brillantes.










